D'un coup, tu as l'impression de monter haut. Mais si haut que tu t'imagines entrain de toucher les étoiles. Cela te procure un sourire et un bien inexplicable. Mais par la suite tu chutes. Comme une vulgaire merde. Tu chutes encore plus bas. Tu creuses toujours plus profondément, pour tomber encore plus bas. A voler trop haut, tu brûles les ailes que tu viens d'opter. Tu frôles le bonheur du bout des doigts, puis tu le fais fuir. Tu te regardes par la suite, tu te questionnes. Tu épuises tellement tes pensées à vouloir trouver la raison qu'à la fin, tu finis par faire fondre ton cerveau, bouillir tes neurones. Tu réfléchis malgré, tu as l'impression que ton crâne va exploser mais tu ne fais pas demi tour, tu continue. Tu te laisses glisser le long de ton mur, et tu ramènes tes genoux vers ta poitrine. Tu lèves la tête et regarde le plafond. Les larmes roulent comme de l'acide sur tes joues, brulant chaque parcelle traversée. Tu fais le rapprochement. Elles aussi ont chuter de haut, elles ont perlé dans tes yeux, et ont fini dans ton cou, en un rien de temps. En l'espace de quelques secondes justement. Tu rajoutes encore un poids sur ton coeur, encore un. Tu l'enterres en toi, au plus profond de toi. Et à cet endroit, personne ne le voit. Tu n'as que ta meilleure amie à tes côtés, elle ne te quitte jamais. Elle se nomme : la solitude. C'est à elle que tu partages ton tout. C'est juste à elle que tu accordes ta confiance. Car elle ne te quittes jamais, même ne serait-ce qu'une seconde. Tu regardes l'obscurité, celui noir de ton regard. Tes yeux sont sombres, comme ton coeur. Mais la face caché de ce dernier est pure, innocent. Ca se lit de ton visage. Puis on t'appelle, sourire collé au visage, mine de rien tu obéis. Tu le rejoins, mais la terreur te rattrape aussitôt. Tu n'y peux rien pauvre fille, tu es condamnée.


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